Notice bibliographique

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Auteur(s) : Parrot, Karine. Auteur du texte  Voir les notices liées en tant qu'auteur

Titre(s) : Étranger [Texte imprimé] / Karine Parrot

Publication : Paris : Anamosa, DL 2023

Impression : 14-Condé-en-Normandie : Impr. Corlet

Description matérielle : 1 vol. (109 p.) ; 19 cm

Collection : Le mot est faible, ISSN 2678-3274

Lien à la collection : Le Mot est faible 

Note(s) : Bibliogr. p. 106-107

Sujet(s) : Étrangers (droit) -- France  Voir les notices liées en tant que sujet Émigration et immigration -- Politique publique -- France  Voir les notices liées en tant que sujet Admission des étrangers -- France  Voir les notices liées en tant que sujet

Indice(s) Dewey :  342.440 83 (23e éd.) = Citoyenneté et nationalité (droit) - France  Voir les notices liées en tant que sujet

Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-38191-074-1 (br.) : 9 EUREAN 9782381910741

Identifiant de la notice  : ark:/12148/cb47333364c

Notice n° :  FRBNF47333364

Résumé : Barbare, métèque, esclave, aubain… Pendant longtemps, il n'a pas existé de définition univoque de l'étranger. Il se définissait par défaut comme celui qui n'appartient pas à la communauté et il existait donc autant de figures de l'étranger que de manières inventées par les humains de former communauté. Ce flou entourant la notion d'étranger a aujourd'hui disparu. L'État-nation s'est approprié le concept pour en dessiner les contours au scalpel : l'étranger est celui qui n'a pas la nationalité de l'État sur le territoire duquel il se trouve. Désormais attribuée de manière certaine par l'effet du droit, la nationalité sépare irrémédiablement le national et l'étranger pour soumettre ce dernier à un régime spécial, arbitraire, plus ou moins sévère et cruel suivant les besoins de l'économie et les considérations politiques du moment. L'un des enjeux de l'ouvrage est de montrer que la catégorie d'étranger n'a rien de naturel. En revenant sur la fabrique de la nationalité française à la fin du XIXe siècle, on comprend qu'elle n'est pas un attribut de la personne humaine et que la qualité d'étranger, définie en creux, l'a été depuis son origine par l'État à des fins utilitaristes. Satisfaire le marché du travail et organiser la ségrégation des candidat·es suivant leur origine, voilà les deux axes inconditionnels de la politique migratoire française. Lorsque le besoin de main-d'œuvre « peu qualifiée » baisse dans la dernière partie du xxe siècle, la France puis l'Europe tout entière cherchent à entraver l'arrivée de nouveaux « migrants », notamment grâce à des systèmes juridiques et policiers toujours plus sophistiqués. Ces dispositifs de « gestion des flux » obligent les personnes qui qui veulent gagner l'Europe à mettre leur vie en jeu. Si tout cela est possible, c'est que ces politiques inégalitaires sont largement habillées par le droit. Le droit est en effet un outil terriblement efficace : il confère à cet édifice macabre sa légitimité. [source éditeur]

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