Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Aguilera, Thomas (1987-....). Auteur du texte
Titre(s) : Gouverner les illégalismes urbains [Texte imprimé] : les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles dans les régions de Paris et de Madrid / Thomas Aguilera ; préface de Patrick Le Galès
Publication : Paris : Dalloz, 2017
Impression : 95-Domont : Dupli-print
Description matérielle : 1 vol. (XIV-704 p.) : ill. ; 24 cm
Collection : Nouvelle bibliothèque de thèses. Science politique ; vol. 34
Lien à la collection : Nouvelle bibliothèque de thèses. Science politique
Nouvelle bibliothèque de thèses
Note(s) : En appendice, choix de documents. - Bibliogr. p. 601-645. Index
Texte remanié de : Thèse de doctorat : Science politique, Sociologie politique et
action publique : Paris, Institut d'études politiques : 2015
Sujet(s) : Bidonvilles -- Politique publique -- Île-de-France (France) -- 1970-....
Bidonvilles -- Politique publique -- Madrid (Espagne ; région) -- 1970-....
Squats (logement) -- Politique publique -- Île-de-France (France) -- 1970-....
Squats (logement) -- Politique publique -- Madrid (Espagne ; région) -- 1970-....
Logement insalubre -- Politique publique -- Pays de l'Union européenne -- 1970-....
Genre ou forme : Études de cas
Indice(s) Dewey : 363.51 (23e éd.) = Logement - Causes sociales
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-247-16991-7 (br.) : 65 EUR
EAN 9782247169917
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb452781005
Notice n° :
FRBNF45278100
Résumé : En questionnant la capacité des acteurs publics à gouverner les squats et les bidonvilles qui persistent dans les régions de Paris et de Madrid, l'ouvrage explique les mécanismes du gouvernement différentiel des illégalismes de logement des années 1960 à nos jours.La recherche montre que les squats et les bidonvilles sont gouvernés, mais de façon discontinue et par des politiques aux formes diverses. Elle démontre que l'ingouvernabilité est construite par les acteurs publics pour justifier le couplage d'une « inaction publique » que l'auteur conçoit comme stratégique (et non défaillante) et de politiques de l'exception. L'ingouvernabilité constitue ainsi à la fois un répertoire discursif justifiant le retrait de l'action publique et un mode de gouvernance qui entretient les politiques de l'urgence, policières et humanitaires, et autorise les bricolages partiels et ponctuels. Mais lorsque les acteurs publics y trouvent des intérêts pour se positionner comme leaders de la gouvernance métropolitaine multiniveaux, des politiques publiques autonomes peuvent s'institutionnaliser autour d'administrations, d'instruments et de budgets propres.Dans tous les cas, les politiques sélectionnent et contraignent des bénéficiaires qui sont relogés ou dont l'habitat est temporairement légalisé, tout en refoulant des victimes, expulsées de lieurs lieux de vie sans proposition de relogement. Les politiques produisent autant d'illégalité qu'elles n'en résorbent. Derrière ces invariants, notamment issus des effets propres des instruments, la thèse identifie quatre variables clés pour expliquer la diversité des effets de l'instrumentation des politiques : les niveaux d'institutionnalisation, les logiques sectorielles, les échelles d'action et le comportement des cibles qui contribuent à la conception des instruments, en neutralisent les contraintes et en détournent les ressources. L'ouvrage explicite alors les conditions dans lesquelles des protestataires peuvent faire changer... [source éditeur]