Notice bibliographique

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Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation

Auteur(s) : Puymoyen, Vincent (1970-....). Auteur du texte  Voir les notices liées en tant qu'auteur

Titre(s) : La ligue du bol fumant [Texte imprimé] / Vincent Puymoyen

Publication : Nice ; Genève ; Paris [etc.] : les Éditions Ovadia, DL 2024

Impression : 95-Domont : Dupliprint

Description matérielle : 1 vol. (223 p.) ; 21 cm

Collection : Roman noir

Lien à la collection : Roman noir (Nice) 



Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-36392-624-1 (correct). - ISBN 978-2-36392-620-3 (erroné) (br.) : 20 EUR

Identifiant de la notice  : ark:/12148/cb47620126v

Notice n° :  FRBNF47620126


Résumé : Les rumeurs de corruption de la police et même de certaines instances haut placées étaient remontées jusqu'au gouvernement. Une réponse originale avait été apportée, avec la proposition de nommer au poste de Premier ministre un humanoïde entièrement équipé par l'intelligence artificielle. C'était une grosse poupée parlante en latex qui ne quittait pas son maroquin, installée dans un grand fauteuil empire. On s'était efforcé de rendre ses gestes et ses attitudes les plus expressifs possibles, grâce à de nombreux capteurs placés sous la fine pellicule de fibres synthétiques parcourues d'électrodes qui lui tenait lieu de peau. Les yeux étaient mobiles et pouvaient emprunter des expressions aussi variées que les émoticônes de votre messagerie. Son nom était Bigbard. Un nom probablement inspiré par l'agent conversationnel Bard, développé par Google pour intégrer l'intelligence artificielle dans les requêtes sur le web. Certains mauvais plaisants l'avaient surnommé Bidard parce qu'il avait un gros cul (il est vrai que là se trouvaient stockées ses réserves énergétiques). L'ironie avait voulu que lesdits plaisants fussent très vite identifiés grâce au programme d'intelligence artificielle et fissent sans délai l'objet d'un signalement. Cette efficacité avait refroidi tout le monde. Bigbard levait parfois son gros cul de son fauteuil pour participer à un conseil des ministres. Il enregistrait tranquillement les conversations, et ne se départait jamais de son calme souverain. Il levait parfois mécaniquement la main pour prendre la parole. Ses interventions alors étaient écoutées avec un religieux respect. Il se disait même à l'Élysée que le président avait pour lui une affection particulière, lui accordait ses privautés en l'entourant d'un bras affectueux, l'appelant même son «petit Dadar». [source éditeur]


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