Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Moiseeva, Evgenia (1984-....). Auteur du texte
Titre(s) : La notion de volonté dans les écrits de saint Augustin entre 388 et 404 [Texte imprimé] / Evgenia Moiseeva
Publication : Paris : Institut d'études augustiniennes, 2024
Impression : 80-Abbeville : Impr. F. Paillart
Description matérielle : 1 vol. (509 p.) ; 25 cm
Collection : Collection des Études augustiniennes. Série Antiquité, ISSN 1158-7032 ; 214
Lien à la collection : Collection des études augustiniennes. Série Antiquité Collection des études augustiniennes
Note(s) : IndexTexte remanié de : Thèse de doctorat : Religions et systèmes de pensée : Paris, École pratique des hautes études : 2014
Sujet(s) : Augustin (0354-0430 ; saint) -- Critique et interprétation Volonté -- Enseignement patristique
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-85121-331-0 (br.) : 72 EUREAN 9782851213310
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb474449592
Notice n° : FRBNF47444959
Résumé : Ce livre est consacré à la genèse de la notion de volonté dans l'œuvre d'Augustin. Entreprise selon un axe chronologique, cette étude fait apparaître les étapes déterminantes à travers lesquelles la notion de volonté a pris forme dans la pensée d'Augustin. Elle commence par une brève analyse de la notion de volonté dans les traditions philosophiques et chrétiennes antérieures à Augustin, ainsi que dans la pensée manichéenne. La deuxième partie met en évidence qu'Augustin commence à s'intéresser à la notion de la volonté autour de 388 afin de résoudre le problème de l'origine du mal. Au début, inspiré par le stoïcisme et les travaux de Cicéron, Augustin perçoit la volonté comme pouvoir, potestas, et considère que la volonté bonne est toujours capable d'agir de sa propre force. Par la suite, au milieu de la controverse antimanichéenne, Augustin reconnaît la puissance que les habitudes bonnes ou mauvaises ont sur l'âme humaine, mais il reste persuadé que la volonté domine toute habitude ou passion (3e partie). Plus tard, la lecture de l'Écriture, en particulier des épîtres pauliniennes, amène Augustin à considérer que c'est la source dans laquelle la volonté trouve une délectation, delectatio, plutôt que sa soumission à la raison, qui détermine la capacité d'agir bien ou mal (4e partie). Au moment de la rédaction des Confessions, il est persuadé que, suite à la chute d'Adam, la volonté humaine a perdu sa capacité à trouver la delectatio en Dieu. La volonté est donc incapable de faire le bien par elle-même, et seule la grâce divine est capable de restaurer l'unité interne de la volonté et sa capacité à aimer Dieu librement et à agir selon le bien. [source éditeur]