Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Filíppou, Euthýmīs (1977-....). Auteur du texte
Titre(s) : Apologies 4 & 5 [Texte imprimé] ; Rob ; Eau de Cologne / Efthìmis Filíppou ; traduit du grec par Hélène Zervas & Michel Volkovitch
Traduction de : Apologíes 4 & 5
Traduction de : Απολογίες 4 & 5
Traduction de : Romp
Traduction de : Ρομπ
Traduction de : Neró tīs Kolōnías
Traduction de : Νερό της Κολωνίας
Publication : Sèvres : le Miel des anges, DL 2022
Impression : impr. en Grèce
Description matérielle : 1 vol. (106 p.) ; 21 cm
Autre(s) auteur(s) : Zérva, Eléni (1964-....). Traducteur Volkovitch, Michel (1947-....). Traducteur
Autre(s) forme(s) du titre : - Forme développée du titre : Apologies quatre et cinq
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 979-10-93103-88-4 (br.) : 12 EUREAN 9791093103884
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb471990835
Notice n° : FRBNF47199083
Résumé : Efthìmis Filìppou, né en 1977, est surtout connu hors de Grèce comme scénariste des fracassants premiers films de Yòrgos Lànthimos : Canine, Alpes, The Lobster, Mise à mort du cerf sacré. Mais il a également écrit plusieurs livres, dont un roman et sept pièces de théâtre. Les trois que voici, écrites et représentées entre 2016 et 2019, se ressemblent comme trois sœurs. On retrouve là l'éminent représentant de ce que les Anglo-Saxons appellent « the weird Greek cinema » : revoici l'inquiétante étrangeté des situations, leur violence extrême souvent, une violence qui s'acharne sur les personnages, rudoyés en paroles ou en actes, exclus, voire torturés, mutilés, mis à mort, une violence qui en même temps s'attaque à la vraisemblance et la logique, avec une radicalité digne du premier Ionesco, et une verve qui se déchaîne en des répliques torrentielles où le langage s'emballe. Mais ce qui frappe également dans cet élan débridé, c'est qu'il est en même temps bridé, encadré : ces trois pièces sont autant de rituels, plus ou moins codifiés, imposés à une série d'individus par un groupe ou un personnage ambigu, inquiétant. L'apparence provocatrice de ces trois histoires — ces actes excessifs, ou au contraire ce déluge de notations triviales et dérisoires voire burlesques —, tout cela ne doit pas le dissimuler : en même temps qu'elles évoquent on ne sait quelle farce ou quel jeu télévisé de bas étage, ces œuvres profondément chorales, y compris au sens musical du terme (la musique y joue un rôle actif), lorgnent du côté de la liturgie chrétienne, de la tragédie antique, de l'opéra. Tout ici est âpre, étouffant, poignant parfois. Et drôle aussi. Rire, chez Filìppou comme chez Kafka, n'empêche pas de pleurer. [source éditeur]