Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Lohoff, Ernst (1960-....). Auteur du texte
Titre(s) : La fin du prolétariat comme début de la révolution [Texte imprimé] : sur le lien logique entre théorie de la crise et théorie de la révolution / Ernst Lohoff ; traduit de l'allemand par Dyomede et Kazem Huber
Traduction de : Das Ende des Proletariats als Anfang der Revolution : über den logischen Zusammenhang von Krisen-und Revolutionstheorie
Publication : Albi : Crise et critique, DL 2022
Impression : 14-Condé-en-Normandie : Impr. Corlet
Description matérielle : 1 vol. (102 p.) ; 18 cm
Collection : Au coeur des ténèbres
Lien à la collection : Collection Au coeur des ténèbres
Note(s) : Texte paru dans la revue "Krisis" n°10 en 1991
Autre(s) auteur(s) : Huber, Dyomede. Traducteur
Huber, Kazem. Traducteur
Sujet(s) : Marxisme
Révolutions -- Philosophie
Classe ouvrière
Indice(s) Dewey : 320.531 5 (23e éd.) = Socialisme marxiste (idéologie politique)
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-490831-21-0 (br.) : 10 EUR
EAN 9782490831210
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb470934871
Notice n° :
FRBNF47093487
Résumé : Le pivot de toute idée traditionnelle de la révolution réside dans le fait qu'elle dépend de l'hypothèse d'un sujet révolutionnaire a priori : le capital se brise sur le rocher prolétaire, il disparaît dès que la classe ouvrière prend conscience d'elle-même, c'est-à-dire de son essence révolutionnaire présumée. Le marxisme classique fait faussement coïncider cette logique répétant l'illusion bourgeoise du sujet, avec des « facteurs objectifs », prétendument propices au passage de la « classe en soi » à la « classe pour soi ». L'avancée irrésistible des fières masses ouvrières vers le soleil et la liberté, cependant, s'est brisée brusquement au XXe siècle sous le choc produit par le stalinisme, le fascisme, le miracle économique et les mutations du capitalisme. Dans un texte fondateur annonçant l'élaboration ultérieure de la critique de la forme-sujet par le courant de la Critique de la valeur, Ernst Lohoff montre que le subjectivisme ouvriériste et l'objectivisme économique, incapables de dissoudre la fausse dichotomie entre objet et sujet, se conditionnent l'un l'autre en l'absence de toute analyse plus approfondie de la constitution-fétiche capitaliste. Quant à l'École de Francfort, aussi grande soit la distance prise avec le marxisme du mouvement ouvrier, elle n'a pas su aller au-delà de la conception aprioriste du sujet. Si le recours à la critique marxienne du fétichisme signifie l'adieu radical au sujet révolutionnaire a priori, la question de la perspective révolutionnaire se pose d'une manière complètement nouvelle, dans l'unité de la théorie de la crise et de la théorie de la révolution. [source éditeur]