Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Suaudeau, Julien (1975-....). Auteur du texte
Niang, Mame-Fatou
Titre(s) : Universalisme [Texte imprimé] / Julien Suaudeau, Mame-Fatou Niang
Publication : Paris : Anamosa, DL 2022
Impression : 14-Condé-en-Normandie : Impr. Corlet
Description matérielle : 1 vol. (101 p.) ; 19 cm
Collection : Le mot est faible, ISSN 2678-3274
Lien à la collection : Le Mot est faible
Note(s) : Notice rédigée d'après la couv.
Sujet(s) : Universalisme (philosophie) -- France -- 2001-2025
Conscience historique -- France -- 2001-2025
Indice(s) Dewey : 305.094 409052 (23e éd.) = Groupes sociaux - France - 2020-2029
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-38191-048-2 (br.) : 9 EUR
EAN 9782381910482
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb46980913b
Notice n° :
FRBNF46980913
Résumé : Partout, des plateaux de chaînes info aux tribunes des grands hebdomadaires, des interviews présidentielles aux phénomènes de librairies, on dresse le même constat : l'universalisme, indissociable de l'esprit français, pilier de la République, ferait face à un péril mortel. Dans le récit qui structure le discours politico-médiatique en France, l'antiracisme présentable d'antan, validé par les partis de gauche pour son ambition universaliste – lutter en même temps contre toutes les haines collectives en intégrant tout le monde – se verrait supplanter par un antiracisme « décolonial », « indigéniste » et « catégoriel », dont la grille de lecture serait « racialisante ». Si ce nouvel antiracisme est perçu comme une menace pour l'universalisme, c'est parce que ses promoteurs joueraient avec le feu communautariste. L'antiracisme 2.0 serait ainsi un racisme déguisé, utilisant des concepts essentialisants qui ne valent guère mieux que les théories de la suprématie blanche. Idiots utiles du soft power américain ou apprentis-sorciers de la gauche radicale, ses idéologues formeraient avec l'extrême droite une « tenaille identitaire » visant à renverser l'ordre républicain, en déclenchant rien moins qu'une guerre des races. Mais de quel universalisme parle-t-on ? Dans quelle mesure le concept fait-il l'objet d'un monopole intellectuel ? Pourquoi ceux qui se pensent et se disent universalistes sont-ils convaincus qu'il n'en existe qu'une seule forme – celle qu'ils professent ? Et comment expliquer l'équivalence morale entre racisme et antiracisme qui sous-tend leur axiomatique ? Telles sont les questions qui sous-tendent cet essai qui se veut à la fois une critique de la raison pseudo-universaliste et une approche de l'universalisme postcolonial, ou créolisé. Repenser l'universalisme classique, chercher le chemin d'un humanisme à la mesure du monde. [source éditeur]