Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Loisel, Yoann (1975-....). Auteur du texte
Saguin, Émeric (1989-....)
Titre(s) : Le traumatisme de la Grande guerre et Louis-Ferdinand Céline [Texte imprimé] / Yoann Loisel, Émeric Saguin ; avant-propos de Éric Mazet
Publication : Bègles : l'Esprit du temps, DL 2021
Impression : 52-Langres : Impr. la Manufacture
Description matérielle : 1 vol. (303 p.) : ill. en coul. ; 21 cm
Note(s) : Bibliogr. p. 293-299
Autre(s) auteur(s) : Mazet, Éric (1944-....). Préfacier
Sujet(s) : Céline, Louis-Ferdinand (1894-1961) -- Guerre
Guerre mondiale (1914-1918) -- Influence
Traumatisme -- Dans la littérature
Indice(s) Dewey : 843.91 (23e éd.) = Roman de langue française - 1900-1999 [critique]
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-84795-534-7 (br.) : 23 EUR
EAN 9782847955347
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb46877203d
Notice n° :
FRBNF46877203
Résumé : La violence inouïe du conflit 1914-18 marqua les corps et les esprits des soldats de blessures inédites, aux conséquences souvent très délétères autant que difficilement prévisibles. Une industrie alors en plein essor, mise au service de la destruction des hommes, conduisit à des mortifications sans précédents. Le terrain et les conditions sanitaires rudimentaires entraînèrent l'exacerbation du risque infectieux dont celui, redoutable, de la gangrène. Sur le plan psychique, les combattants basculèrent quasi immédiatement dans un monde totalement nouveau, où les manifestations d'angoisse prirent des formes extrêmement diverses.Si la science médicale fit progresser ses connaissances sur la chirurgie et l'asepsie, la reconnaissance du psychotraumatisme donna lieu, au contraire, à des controverses où la disqualification de la part subjective des souffrances l'emporta radicalement. Pour nombre de ceux qui revinrent d'une telle épreuve, l'inflexion de la destinée s'avéra patente. Blessé en 14, Louis Destouches, qui devait suivre sans faire de bruit une carrière de commerçant, allait reprendre ses études, se diriger vers la médecine et la littérature par laquelle il devint Louis-Ferdinand Céline.Le choc éprouvé impulsa une créativité à laquelle, jusqu'à ses soins, il ne s'était autorisé. Ainsi c'est le mal qui fut son bien, toute l'œuvre célinienne portant la marque de cette ambiguïté, sinon d'une violence constitutive. Ainsi, aussi, pour penser l'im- pensable, dénouer l'inaptitude de la reconnaissance, le sujet de la guerre et de la blessure fut incontestablement manipulé par l'écrivain.L'étude minutieuse de la correspondance de 1914, puis des autres textes de Céline, montre comment le traumatisme de la Grande Guerre se pousse et se coule dans les bouleversements de la biographie et de l'écriture. Celle-ci, qui ne peut laisser indifférent, nous apprend beaucoup sur la nature humaine, sur l'amplitude de sa créativité et de sa destructivité. [source éditeur]