Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté. Image fixe : électronique
Auteur(s) : Bazy, Didier (1957-....). Auteur du texte
Titre(s) : Cendres [Texte électronique] / texte de Didier Bazy ; toiles de Pascal Blanchard,...
Publication : [Montpellier] : publie.net, 2015
Description matérielle : 1 ressource dématérialisée : ill. en coul.
Taille de la ressource : 4,16 Mo
Détail : 1 fichier : EPUB
Collection : [Temps réel]
Lien à la collection : Temps réel
Note(s) : Contient une adresse internet permettant l'accès à la lecture de Jean-Claude Mathon
Autre(s) auteur(s) : Blanchard, Pascal (19..-....). Illustrateur
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-37177-117-8 : 2,99 EUR
EAN 3612221037344 (fichier EPUB)
EAN 9782371771178 (multiformat)
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb457447708
Notice n° :
FRBNF45744770
(notice reprise d'un réservoir extérieur)
Résumé : 1771 mots 1771, grains de cendres échappés des fours crématoires. 1771, c est le nombre total de mots qui composent ce poème, c est la durée de l averse de neige sous les hautes cheminées des fours. Le long d une prose carbonisée, comme l écrit Michel Host, Didier Bazy compose, la mine sur le papier, un poème de taiseux tout au silence, au nerf, à l économie, aux absences et aux maux. C est un poème qui se lit en rouleau, exactement comme lorsqu on dit d un corps qu il en est arrivé au bout . C est un testament dit dans la poussière, dans le vertige de l alcool, dans l épaule encastrée à même le mur et le ciment et la désespérance. Confronté à l espace concentrationnaire le plus cruel, plongé dans l enfer souterrain de la machine à démembrer l âme et le corps (elle n a pas de visage, cette machine, mais tout le monde la connaît), il n y a plus guère que le langage qui puisse offrir une alternative à la noirceur et à l anesthésie. Cette langue prend la forme de cendres : résidus de matière en suspension, jadis incandescente, à présent calcinée, témoin d une flamme encore présente. Ce livre fort, poème des entrailles, aigu et fulgurant comme une douleur soudaine, est aux croisements des langues et des littératures qui ne connaissent pas de frontières et qui nous donnent à boire les cauchemars de notre humanité. Thomas Bernhard, Alicia Kozameh, Imre Kertész sont de celles-là. Il y a des surfaces rugueuses. Le ciment de la cellule. Ou la peau. La peau telle qu elle devient dans les sous-sols. Le bruit du métal. Les grilles frappant le mur humide. La gardienne fichant tous ses angles, son nez et ses dents, à l entrée du pavillon, pour lâcher le hurlement : Il est interdit de râper des os sur le ciment, et vous le savez très bien . Alicia Kozameh, « Esquisse des hauteurs » in La peau même en offrande, Zinnia Éditions, traduction Anne-Claire Huby, P.17 Initialement publié aux éditions Le grand souffle en 2005, Cendres est proposé dans une nouvelle version numérique... [source éditeur]
