Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Crouzet, Michel (1928-2023). Auteur du texte
Titre(s) : Le héros fourbe chez Stendhal [Texte imprimé] : ou hypocrisie, politique, séduction, amour dans le beylisme / Michel Crouzet ; préface de Pierre-Georges Castex,...
Édition : [Reproduction en fac-similé]
Publication : Paris : Eurédit, DL 2017
Impression : 33-Bordeaux : ACSD print
Description matérielle : 1 vol. (VII-268 p.) ; 24 cm
Note(s) : Bibliogr. p. 257-268
Reproduction : Fac-sim. de l'éd. de : Paris : Sedes, 1987
Sujet(s) : Stendhal (1783-1842) -- Personnages Hypocrisie -- Dans la littérature
Indice(s) Dewey : 843.7 (23e éd.) = Roman de langue française - 1815-1848 [critique]
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-84830-218-8 (br.) : 55 EUREAN 9782848302188
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb453050884
Notice n° : FRBNF45305088
Résumé : « L'Hypocrite, c'est l'homme », dit Joseph de Maistre ; pour Stendhal, l'hypocrite, c'est l'autre. C'est ainsi que se pose pour lui, ce que Thibaudet avait appelé « l'immense problème de l'hypocrisie ». Dans ce livre Michel Crouzet en a suivi les diverses figures. Tout remonte à la confrontation initiale d'Alceste et de Tartuffe : le malaise du romantique devant le Faux et le Fourbe reproduit l'opposition des deux personnages de la culture classique. Autour du jeune homme du siècle épris d'authenticité et de transparence se multiplient les masques, le sincère engendre l'hypocrite comme son Double, et son Frère. L'Égotiste renie l'Égoïste et le rejette ou le projette dans « les autres ». Mais l'Hypocrite est dans le Moi, et l'originalité profonde de Stendhal est d'avoir maintenu ce compagnonnage, cette proximité, ou ce recours constitutif du Moi à l'hypocrisie. Le révolté romantique a besoin du « Jésuite » mythique comme d'un exemple, l'Amant pur et désintéressé ne peut se dispenser d'être le séducteur des romans libertins du XVIIIe siècle. L'hypocrite se dépasse dans l'acteur, le mensonge besogneux dans la fourberie ludique. Le Menteur, autre personnage classique, survit en Stendhal : il est l'Éducateur héroïque : je suis, donc je mens. Le rêve d'authenticité stendhalien, loin de se tourner vers les utopies politiques, s'accomplit en feux d'artifices et en féérie théâtrale. [source éditeur]