Notice bibliographique

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Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Image fixe : sans médiation

Auteur(s) : Cathelin, Louis-Jacques (1739?-1804). Graveur  Voir les notices liées en tant qu'auteur

Titre(s) : Joseph Marie Terray // Ministre d'État, Commandeur Secrétaire des Ordres du Roi..., [5 lignes] [Image fixe] : [estampe] / Peint par Roslin, Chevalier de l'Ordre de Vasa 1774 ; Gravé par L. J. Cathelin, pour sa réception à l'Académie.

État : [État décrit dans l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle]

Publication : [S.l.], [1777]

Description matérielle : 1 est. : burin ; 40,9 x 30,9 cm

Note(s) : A mi-jambes, assis dans son cabinet de travail, de tr. q. à g., en costume ecclésiastique : camail de soie moirée, rochet, le cordon du Saint-Esprit passé sous le rabat. Cartouche aux armes divisant la légende. - Morceau de réception du graveur à l'Académie. Cathelin avait été agréé le 25 juin 1774 ; le 27, Pierre écrivait à l'abbé Terray : "L'Académie agréa hier... M. Cathelin, graveur au burin, auquel je crois pouvoir donner pour morceau de réception... l'exécution de la gravure de votre portrait peint par M. Roslin. Il est juste en même temps de vous représenter que les Bâtiments accordent ordinairement une gratification aux graveurs chargés de ces morceaux. Cette gratification est motivée. La grandeur de ces planches exige un travail beaucoup plus considérable que n'est celuy des chefs-d'œuvres ordinaires ; car, en estimant un pareil portrait à environ 7.000 livres et que la gratification soit portée à 3.000 livres, il se trouvera que M. Cathelin donnera encore 4.000 livres pour son chef-d'œuvre... La position gênée de M. Cathelin, à qui l'on ne peut cependant rien reprocher, pourroit arrêter et apporter quelque retard à l'empressement de l'Académie ; si vous aviez la bonté de lui faire avancer la gratification ce seroit détruire les obstacles qui s'opposent à son zèle..." Ce qui fut fait, mais par acomptes, selon l'avancement du travail. Le 11 avril 1777 Pierre annonçait l'achèvement de la planche au C.te d'Angiviller ; il restait dû au graveur, sur la gratification de 3.000 livres qui lui avait été accordée, 800 livres qui lui furent payées peu après. ("Correspondance de Pierre avec l'abbé Terray et le C.te d'Angiviller", 27 juin 1774-15 avril 1777, dans les "Archives de l'Art français", 1905, p. 22, 26-28, 32, 33, 116, 118.). - Cathelin fut reçu le 26 avril 1777 ("Procès-verbaux", VIII, p. 152 et 263). Le portrait de l'abbé Terray fut exposé au Salon de la même année (n° 294). Il n'eut pas grand succès, si l'on en croit Bachaumont, qui notait le 27 septembre [Impr., Z. 16789, p. 251) : "On voit au Sallon une gravure représentant M. l'abbé Terrai. On a fait à cette occasion un distique en forme de dialogue entre deux amateurs, dont l'un témoigne sa surprise de voir ce personnage transmis à la postérité, à qui le second réplique. Le voici : // Le premier interlocuteur // Quoi, ce monstre gravé ! cet infâme ! ce traître ! // Le second // Cartouche l'est : Terrai doit l'être.". - Dans sa "Lettre III sur les peintures, sculptures et gravures du Salon de 1777" [Impr., Z. 16790, p. 57), Bachaumont récidivait :. - "Que M. Cathelin n'a-t-il aussi bien employé son talent [que Beauvarlet dans le portrait de "Sage"] ! pourquoi choisir le portrait de M. l'abbé Terray, de ce monstre abhorré de la France entière, qu'elle rougit d'avoir produit et dont elle voudroit effacer l'administration de ses fastes ? Que n'a-t-il du moins imité la prudence de feu M. Roslin qui, en se chargeant du tableau, s'est bien donné de garde de le produire au Sallon ? L'existence de cet ouvrage offert à tous les yeux et soutenu de tous les regards, prouve l'apathie de la nation. Chez toute autre cette effigie seroit mise en pièces, il y a longtems. Quoi qu'il en soit, le graveur, sans doute, ne considérant son sujet qu'en artiste, a trouvé une tête dont le caractère bas et sinistre présentoit des difficultés dignes de son burin. L'Ex-Contrôleur général est extrêmement ressemblant et, au milieu de sa laideur, l'esprit perce dans ses yeux pleins de feu. C'est un morceau d'exécution vigoureuse et fière, au gré de ceux qui peuvent le contempler de sang-froid. Pour moi, j'en ai toujours détourné les yeux...". - La pl. est à la Chalcographie du Louvre (Angoulvent, n° 2283). - L'original de Roslin est au Musée de Versailles (Soulié, n° 3880) [informations 1940]. - Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle

Référence(s) : Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle. Tome quatrième, Cathelin - Cochin père (Charles-Nicolas) / Bibliothèque nationale, Département des estampes ; par Marcel Roux,... - Bibliothèque nationale (Paris), 1940, article CATHELIN (Louis-Jacques), n. 72 = IFF18 CATHELIN (Louis-Jacques), 72

Autre(s) auteur(s) : Roslin, Alexandre (1718-1793). Peintre du modèle  Voir les notices liées en tant qu'auteur

Voir aussi : Autre état ou tirage : [Pl. inachevée : la tête, le rabat, le cordon, le fond presque terminés ; le reste simplement esquissé ; avant toute lettre]Autre état ou tirage : [Pl. plus avancée : le camail, la croix du Saint-Esprit, le bureau et ses accessoires, le chiffonnier à dr. presque terminés ; le reste seulement esquissé ; avant toute lettre]

Identifiant de la notice  : ark:/12148/cb44536258t

Notice n° :  FRBNF44536258

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