Notice bibliographique
- Notice
Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Rosset, Philippe (1978-....). Auteur du texte
Titre(s) : Et vie [Texte imprimé] / poèmes de Philippe Rosset ; peintures de Yves Mairot
Publication : Lyon : Jacques André éditeur, impr. 2015
Impression : 69-Lyon : Impr. CEI
Description matérielle : 1 vol. (61 p.) : ill. en coul. ; 20 cm
Collection : Collection ArtSquare, ISSN 2263-4789 ; n° 10
Lien à la collection : Collection ArtSquare
Autre(s) auteur(s) : Mairot, Yves (1924-2022). Illustrateur
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-7570-0328-2 (br.) : 20 EUREAN 9782757003282
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb44459503b
Notice n° : FRBNF44459503
Résumé : Que musique et poésie aient été liées depuis Orphée, qu'elles aient été l'horizon naturel de la vie artistique, qui le nierait ? Mais depuis le rêve des correspondances baudelairiennes, et les poètes symbolistes, ce sont tous les arts qui ont bien perçu leur parenté, leurs quêtes communes, leurs dialogues, leurs croisements. Toutefois, depuis cette question maintes fois posée des rapports entre les différents arts, c'est bien souvent une forme de constat de déséquilibre qui a prévalu ou qui a abouti à des impasses ou à des tautologies : la musique est la musique, la peinture est la peinture, et la poésie a ses codes et son langage, mais l'une ne pourrait traduire l'autre sans lui être soumise ou inféodée. En réalité, il faudrait défendre l'idée d'une totale synesthésie, dans le présent même de l'exécution de l'œuvre, dans la réception du tableau ou à la lecture du poème, dans son surgissement, dans une expérience totale et simultanée, telle qu'un Kandinsky ou un Scriabine l'avaient pressentie. Qu'un tableau donne à voir et à entendre, qu'un poème puisse avoir ses couleurs, ses lignes, ses dynamiques, qu'une musique puisse parler et dessiner des volutes parfumées, des volumes dans l'espace et des mots dans l'esprit de l'auditeur, tel est l'horizon rêvé par le présent travail, fruit d'une polyphonie entre Yves Mairot, les compositeurs qu'il évoque, consciemment et inconsciemment dans ses toiles, et que j'ai tenté de saisir, de manière souvent intuitive, à l'écoute conjointe des musiques de la peinture d'Yves Mairot, par la contemplation des couleurs vives des musiques (notamment mahlériennes) qui se prolongent et se trouvent dans les mots et les émotions. Que musique, poésie et peinture puissent désormais révéler ce que j'appellerais l'espace de l'art, de l'art et de la vie ! [source éditeur]