Notice bibliographique
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Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Texte noté : sans médiation
Auteur(s) : Castellion, Sébastien (1515-1563). Auteur du texte
Titre(s) : Conseil à la France désolée [Texte imprimé] : auquel est monstré la cause de la guerre présente, et le remède qui y pourroit estre mis, et principalement est avisé si on doit forcer les consciences : texte de 1562 et transposition en français contemporain / Sébastien Castellion ; présentation, notes et transposition par Michel Kneubühler ; préface, Thierry Renard
Publication : Genouilleux : la Passe du vent, DL 2015
Impression : 37-Monts : Impr. Présence graphique
Description matérielle : 1 vol. (146 p.) : ill. ; 21 cm
Collection : Haute mémoire
Lien à la collection : Haute mémoire
Note(s) : Bibliogr. p. 142-143
Autre(s) auteur(s) : Kneubühler, Michel. Éditeur scientifique
Sujet(s) : Liberté de conscience -- France -- XVIe siècle Liberté religieuse -- France -- XVIe siècle Tolérance religieuse -- France -- XVIe siècle
Genre ou forme : Ouvrages avant 1800
Indice(s) Dewey : 261.720 903 (23e éd.) = Liberté religieuse (christianisme) - 1500-1899
Identifiants, prix et caractéristiques : ISBN 978-2-84562-276-0 (br.) : 12 EUREAN 9782845622760
Identifiant de la notice : ark:/12148/cb44419632c
Notice n° : FRBNF44419632
Résumé : « Tuer un homme, ce n'est pas défendre une doctrine : c'est tuer un homme ». UNE PENSÉE STIMULANTE, UNE LANGUE SAVOUREUSE, UN LIVRE NÉCESSAIRE « AUX JOURS BLESSÉS D'AUJOURD'HUI » « Pensez-vous que Dieu, qui hait les idolâtres, aiment les meurtriers ? » En 1562, alors que commençait la première des huit « guerres de Religion » qui allaient ensanglanter la France jusqu'à l'édit de Nantes (1598), la voix de Sébastien Castellion s'éleva depuis son exil bâlois pour conjurer catholiques et protestants de cesser de « forcer les consciences » et de persécuter les « hérétiques ». Quatre siècles et demi plus tard, au moment où, sous l'action de nouveaux « fous de Dieu », le monde voit se propager l'intolérance et le fanatisme, ce Conseil à la France désolée résonne comme un cri on ne peut plus actuel. Et fait écho à la célèbre sentence que, huit ans auparavant, le même Sébastien Castellion avait formulée : « Tuer un homme, ce n'est pas défendre une doctrine : c'est tuer un homme ». SÉBASTIEN CASTELLION (1515-1563) Né dans le Bugey il y a tout juste cinq cent ans, Sébastien Castellion fait ses « humanités » à Lyon (1535-1540) avant de rejoindre Jean Calvin à Strasbourg, puis à Genève (1531-1544). Un différend théologique avec le Réformateur l'amène, en 1545, à trouver refuge à Bâle, où il est successivement correcteur d'imprimerie puis professeur de grec. Traducteur de la Bible en latin (1551) puis en français (1555), cet humaniste pétri du message évangélique s'oppose vigoureusement à Calvin après le supplice de Michel Servet (1553). Dans ses livres, Sébastien Castellion prône, en pleines guerres de Religion, la tolérance religieuse et défend avec fougue la liberté de conscience, ce qui fait de lui, deux siècles avant les Lumières, un précurseur des droits de l'homme. [source éditeur]