Notice bibliographique

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Type(s) de contenu et mode(s) de consultation : Image fixe : sans médiation

Auteur(s) : Chéry, Luc (1962-....). Illustrateur  Voir les notices liées en tant qu'auteur
Assayas, Michka (1958-....)  Voir les notices liées en tant qu'auteur

Titre(s) : Drifting [Texte imprimé] : suites nocturnes 1983-1986 / [photographies de] Luc Chery ; texte de Michka Assayas

Publication : Bordeaux : l'Éveilleur, DL 2018

Impression : 33-Mérignac : Impr. Laplante

Description matérielle : 1 vol. (109 p.) : tout en ill. ; 30 cm


Sujet(s) : Vie nocturne -- 1970-.... -- Photographies  Voir les notices liées en tant que sujet

Indice(s) Dewey : 779.092 (23e éd.)  Voir les notices liées en tant que sujet


Numéros : ISBN 979-10-96011-19-3 (br.) : 20 EUR
EAN 9791096011193

Notice n° :  FRBNF45446555


Résumé : « I'm just drifting. […] When I feel like this, I know the drift will take me again. » (Permanent Vacation, film de Jim Jarmush, 1980) C'est dans une sorte d'état de flottement (drifting) que Luc Chery a, dans la première moitié des années 1980, photographié la nuit, celle des bars, des concerts, des boîtes, une « faune des dancings » post-moderne à l'orée des années sida. Il s'insinue au plus près des protagonistes de cette excitation nocturne, il s'immerge avidement, tel un pêcheur d'images et rapporte des trophées, ou des sortes de talismans. Ces photographies de la série Drifting, dont le point de vue peut faire penser au travail de John Deakin, témoin privilégié de la période Soho de Francis Bacon, présentent des corps humains en mouvements ou en puissance de mouvements. Une énergie sourde s'en dégage, au point que le chatoiement présumé de la scène transcende l'apparente dualité du noir et blanc. Des visages peints, des silhouettes travesties – « en d'étranges déguisements et d'incroyables mises » (Paul Morand, Ouvert la nuit) –, des regards égarés ou parfois complices suffisent à instaurer un climat de vibrante agitation, de promiscuité chaleureuse, de sensualité à fleur de peaux. À quelques exceptions près, ces corps intenses sont lacérés, encadrés dans des environnement délabrés, dédoublés, ombrés, mis en abyme, devenant parfois reliques. À l'insouciance, à l'immédiateté enivrante, qui sans doute frappaient et ravissaient les commentateurs privilégiés de ces années 1980 ô combien narcissiques, fait écho, pour les scrutateurs actuels, trente ans après la réalisation des images, une nostalgie amère, habillée de peine. Les promesses de l'aube conduisent au crépuscule, les reliques sont dépouilles. La maladie fait ses premières victimes à la même époque. Qui, parmi les modèles photographiés alors, aura réchappé à l'hécatombe ? Ces photographies, rarement exposées, sont ici publiées pour la première fois. [source éditeur]


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